Interview du Professeur Hagay Sobol : Pourquoi je me suis engagé en politique au côté de Patrick Mennucci par Eyal Nathan
Interview du Professeur Hagay Sobol par Eyal Nathan(EN) - Extrait de cœur de ville - Lev Hair Mag Numéro 24 - Spécial été 2013
EN : Hagay Sobol (HS), vous êtes médecin et universitaire, pouvez-vous revenir sur votre parcours ?
Bien volontiers, je suis médecin et scientifique. J’ai été un des pionniers de la génétique du cancer au niveau européen. C’est cette nouvelle spécialité que j’enseigne à la Faculté de Médecine. Je me suis attaché à transférer dans la pratique clinique mes travaux de recherche. Cela consiste à évaluer le risque qu’un cancer soit héréditaire, pour proposer ensuite des tests génétiques dont les résultats orienteront le dépistage et la prévention dans les familles, en sachant que 10% des cancers se développent dans un contexte de prédisposition génétique. J’ai également contribué à la création d’un nouveau métier, avec ma collègue le Pr Nicole Philippe, celui de conseiller en génétique qui s’adresse à des non-médecins. Mon expérience m’a conduit également à participer à de nombreux groupes de travail au Ministère de la Santé ou de l’Institut National du Cancer par exemple.
EN : Vous avez également un long passé de militant associatif.
Tout à fait, on peut dire que je suis tombé dedans, puisque je suis né dans un kibboutz du Dror. En France, dès le plus jeune âge j’ai fréquenté les mouvements de jeunesse, et en particulier l’Hashomer Hatsaïr. Ensuite j’ai milité au sein du FSJU, du CRIF, et de l’association AVEC. Je suis actuellement Président du Conseil d’Administration du Centre Culturel Edmond Fleg.
EN : Pourquoi cet engagement en politique ?
Nous subissons tous la crise économique, la violence et les affaires qui discréditent le monde politique. Quel espoir pouvons-nous avoir ? Certains sont tentés soit de ne pas aller voter, soit d’envoyer un signal « fort » par un vote protestataire. C’est une attitude compréhensible, aussi ne faut-il pas leur lancer la pierre, mais leur expliquer que malheureusement cela ne résout rien et peut même aggraver la situation. Car c’est lorsque les démocrates, démissionnent que les catastrophes se produisent. Cela permet l’arrivée au pouvoir des extrêmes biens mobilisés. Les cadres du FN affirment qu’ « il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les voix ». Leur projet est confectionné d’idées toutes faites. Dans notre région nous avons expérimenté leur « programme » et les ruines qu’ils ont laissées à Vitrolles comme à Toulon…
EN : C’est un constat bien pessimiste. Croyez-vous que la monté du FN est inexorable ?
Heureusement il y a d’autres options, le vote républicain et s’engager en politique. Moi j’ai choisi les deux ! Ainsi, je défends les mêmes valeurs que celles que j’ai toujours défendues en particulier dans le monde associatif, mais d’une autre manière parce que l’heure est grave.
EN : Pourquoi vous êtes-vous engagé auprès de Patrick Mennucci ?
Bien qu’issu de la société civile, donc non membre du parti socialiste, et n’étant pas forcément d’accord avec lui sur tous les sujets, j’ai rejoint Patrick Mennucci pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, parce que nous partageons un socle de valeurs communes, dans le cas contraire je n’aurai pu le faire. C’est un homme d’ouverture qui va chercher les compétences là où elles sont, et ne fait pas reposer son action sur les « réseaux ». On le dit clivant, mais en réalité, c’est un homme de conviction dont l’énergie lui permet de défendre ses idées. Car si l’on veut que Marseille progresse et sorte de son marasme, en restaurant la sécurité, en créant de la richesse et des emplois, il faut arrêter le consensus mou si facile, mais qui ne résout rien. Ensuite, je suis impressionné par sa connaissance des dossiers, ainsi que la méthode qu’il a utilisée pour bâtir son programme, « Un nouveau Cap pour Marseille ». Il est allé vers les marseillaises et les a écoutés. Ainsi 133 propositions ont émergé. Mais surtout, il est en capacité de dire comment il va financer ces actions, alors que le budget est limité et que la ville est endettée.
EN : Et en ce qui vous concerne personnellement ?
Avec Patrick Mennucci, j’ai l’impression de pouvoir être utile et de contribuer à faire changer les choses pour que mes enfants aient un autre avenir.
EN : Alors il faut vous souhaiter bonne chance pour les élections Municipales de 2014 !
Avant, il y aura les Primaires citoyennes les 13 et 20 octobre pour désigner celui qui représentera la gauche. Cette consultation est ouverte à tous les citoyens. Il n’est pas besoin d’être socialiste. Il suffit d’être inscrit sur la liste électorale. Alors n’hésitez pas, allez voter !
Numéro 24 cœur de ville - Lev Hair Mag - Spécial été 2013